Au Mali, les institutions notamment la présidence et la Cour constitutionnelle sont sous la pression de la société civile réunie au sein du Conseil national de la société civile du Mali (CNSCM) et de l'opposition du M5. Les deux mouvements se sont réunis chacun de leur côté lundi à Bamako.
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avec nos correspondants à Bamako, Coralie Pierret et Serge Daniel
Au Mali, trois jours après la large mobilisation du vendredi 19 juin, le mouvement de contestation, le M5 maintient la pression. Cette coalition qui reproupe politiques, religieux et société civile, continue de refuser tout dialogue et réclame toujours la démission du chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keïta. Lors d'une conférence de presse, hier lundi, les leaders du mouvement n'ont pas exclu de prochaines mobilisations.
Conférence de presse de la coalition de l'opposition M5: écoutez le reportage de notre correspondante, Coralie Pierret
RFI
Devant le parterre de journalistes et de militants, le message du M5 est clair : « Nous n'avons pas changé d'un iota ! ». « Ne vous laissez pas distraire par les démissions des uns et des autres... Maintenez notre exigence : la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta ! », assène Cheick Oumar Sissoko, leader de l’EMK, la coalition de la société civile.
Pour l’heure, aucun calendrier n’est arrêté, mais pour Choguel Maiga qui dirige le FSD, la coalition politique de l’opposition, il s’agit de mobiliser partout dans le pays. « A Kaye, à Bamako, à Ségou, à Mopti, à Sikasso, Tombouctou... sur l'ensemble du territoire national, le comité stratégique vous dira dans les jours qui viennent quel est son plan d'action. »
Pour Issa Kaou Djim, l’un des bras droit de l’imam Mahmoud Dicko, la dissolution des institutions comme l’Assemblée nationale ou la Cour constitutionnelle n’est qu’en partie la solution. « Les institutions sont remises en cause avec sa complicité ! Le principal c'est lui le chef de l'Etat, président de la République, c'est lui le problème, mais nous voulons qu'il parte démocratiquement », nous assure Issa Kaou Djim.
La Cour constitutionnelle aussi dans l'oeil du cyclone
La Cour constitutionnelle est pointée du doigt comme détonateur de la crise politique à cause des résultats contestés qu’elle a proclamé dans certaines circonscriptions électorales lors des dernières législatives. Quatre des 9 membres de la Cour ont déjà démissionné. Hier, le Conseil national de la société civile du Mali (CNSCM), lors d’une conférence de presse à Bamako, a fait des propositions de sortie de crise et parmi elles, la démission de tous les membres de la Cour Constitutionnelle. C'était l'une des cinq propositions qui ont émergé des discussions du CNSCM.
La Cour constitutionnelle sous pression: écoutez le reportage de notre correspondant, Serge Daniel
RFI
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Quatre personnes siègent encore à la Cour dont sa présidente, Manassa Danioko qui est particulièrement sous pression mais fait de résistance. Un officiel lui a encore rendu visite lundi soir pour lui demander, « au nom de l'intérêt national », de jeter l'éponge
Dans un communiqué ce lundi, l’Union européenne encourageait les autorités à prendre des décisions pour résoudre la crise, « notamment sur le contentieux post-électoral ».
Côte d’Ivoire: scandale après la diffusion à la télé d’une séquence sur la «démonstration» d'un viol Une émission télévisée, diffusée lundi 30 août, provoque un véritable tollé, notamment sur les réseaux sociaux. Dans « La télé d’ici vacances » de la chaîne NCI, un talkshow au ton habituellement léger, l’animateur Yves de Mbella a reçu, comme invité, un homme présenté comme un « violeur repenti » et lui a fait faire une « démonstration » de viol sur un mannequin. « Est-ce que tu peux nous montrer comment tu faisais tes viols ? », dit l’animateur Yves de Mbella. Sur le plateau, l’homme présenté comme un violeur repenti est invité à monter sur une estrade et à simuler une agression et un viol sur un mannequin. L’homme s’exécute sous les applaudissements et les commentaires de l’animateur : « Viens avec moi (applaudissements). Voilà une go, comment tu fais, tu l’attaques de devant ou de derrière ? Va, montre-nous comment tu faisais. » L'agression mimée Le violeur repenti mime al...
Côte d’Ivoire: l’affaire de la NCI relance le débat sur la culture du viol En Côte d’Ivoire, une émission de télévision diffusée en direct il y a trois jours a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. L’animateur de la chaîne privée NCI avait invité un ancien détenu, condamné pour viol, à faire une démonstration d’une agression sexuelle sur un mannequin en plastique, accompagnée par les rires et les applaudissements de l’animateur et du public. Mercredi 1er septembre, Yves de Mbella a été condamné à une peine de prison avec sursis de 12 mois et une amende de 3 000 euros. Une victoire pour les associations ivoiriennes de lutte pour les droits des femmes qui se battent intensivement ces dernières années contre la culture du viol.
Mali: Issa Kaou N'Djim libéré provisoirement et révoqué du CNT La détention d'Issa Kaou N'Djim a été suspendue mardi 9 novembre. Il a retrouvé la liberté, mais a été révoqué de son poste de vice-président du CNT. La libération d’Issa Kaou N'Djim était très attendue depuis plus d’une semaine et la demande officielle du CNT. C’est finalement ce mardi 9 novembre que son avocat, maître Kassou Ntapo, a été convoqué au tribunal : « Kaou N'Djim a été 'extrait' et vers 17 heures, le tribunal a ordonné la suspension de sa détention et levé le mandat de dépôt qui avait été délivré par le procureur. Donc il a été libéré en conséquence en début de soirée… » Dans la foulée de cette libération, le procureur Idrissa Touré a rappelé sur les antennes de la télévision nationale qu’elle était provisoire. Jugé pour trouble à l’ordre public, Issa Kaou N'Djim attend, en effet, la décision de la justice. Et c’est en milieu de soirée qu’il a donc appris qu’il n’était plus vi...
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