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Présidentielle en Côte d’Ivoire: l’opposition appelle à «l’ouverture d’une transition civile»

 Présidentielle en Côte d’Ivoire: l’opposition appelle à «l’ouverture d’une transition civile»

Au lendemain du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire, l'opposition annonce qu'elle ne reconnaît pas cette élection et constate la fin du mandat du président Ouattara. En réaction, le directeur exécutif du RHDP appelle le gouvernement à la fermeté.


Avant l’annonce des résultats partiels, qui devraient être annoncés dans les prochaines heures, le porte-porte de la coalition d’opposition, Pascal Affi N’Guessan, a lu une déclaration devant une nuée de journalistes nationaux et internationaux, depuis la résidence du président du PDCI, Henri Konan Bédié. Aux côtés d’Affi N’Guessan, d’autres présidents de partis, notamment Albert Mabri Toikeusse, dont le dossier de candidature avait été jugé irrecevable par le Conseil constitutionnel. En revanche Henri Konan Bédié, lui, n’a pas assisté à la lecture du communiqué. Les journalistes l’ont cependant aperçu faire un geste de la main quelques minutes plus tôt, rapporte notre correspondant à Abidjan, François Hume-Ferkatadji.


Sans surprise, l’opposition annonce ne pas « reconnaître l’élection présidentielle », par conséquent elle « constate la fin du mandat du président Ouattara » et « appelle à l’ouverture d’une transition civile afin de créer les conditions d’une élection présidentielle juste et transparente ».

Cette transition, l’opposition l’appelle en fait de ses vœux depuis des semaines. L’objectif de la désobéissance civile lancée en septembre visait à obtenir cette transition politique pour remettre à plat l’environnement électoral et discuter de mesures de réconciliations. Pourtant samedi, Simone Gbagbo estimait pour sa part qu’il fallait « se donner les moyens de mettre en place un gouvernement de transition », une proposition approuvée dans la soirée par Guillaume Soro et son mouvement GPS. Or, dans sa déclaration commune, l’opposition ne dit pas quelle va mettre en place un gouvernement mais appelle à une transition. Une façon d’impliquer un acteur extérieur ou la communauté internationale, puisqu’elle ne reconnaît plus le président sortant Alassanne Ouattara et donc qu’elle ne peut plus négocier avec lui.


Dans sa déclaration, l’opposition a aussi appelé à « la mobilisation générale » pour faire « barrage à la dictature du président Alassane Ouattara », sans toutefois donner plus d’information ou de précisions sur les modalités de cette mobilisation.Le blocage politique est donc loin d’être réglé malgré les troubles importants qui ont secoué le pays ce samedi. L’opposition déplore d’ailleurs désormais 30 personnes victimes pour la seule journée d'hier. De son côté, le gouvernement n’a donné aucun bilan officiel à ce jour. L’opposition a avancé d’autres chiffres : le taux de participation notamment, qu’elle estime à moins de 10%.


Adama Bictogo appelle le gouvernement à la fermeté


Adama Bictogo a réagi ce soir aux propos de l'opposition, rapporte notre correspondant à Abidjan Sidi Yansané. Le directeur exécutif du RHDP a dirigé ľessentiel de sa déclaration contre ľopposition, citant à plusieurs reprises Pascal Affi N'Guessan, le candidat du FPI, l'ex-première dame Simone Gbagbo et Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire du PDCI d'Henri Konan Bédié.


Adama Bictogo dénonce leurs propos et les accuse ďêtre responsable des débordements ďhier, ďavoir manipulé et armé des jeunes. Pour lui, les opposants « se mettent en marge des lois de la Constitution » en menaçant les institutions. Il demande au gouvernement de « faire preuve de fermeté » pour assurer la protection des Ivoiriens et « met en garde » directement les opposants.


L’organisation de la société civile Indigo a par ailleurs publié dans l’après-midi un communiqué portant sur l’ensemble de la journée d’hier. L’ONG qui avait un millier d’observateurs sur le terrain indique que 23% des bureaux de vote sont restés fermés toute la journée. Soit plus de 5 000 bureaux qui n’ont pas ouvert en raison de menaces sur les agents de la CEI, d

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