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Après l’attentat de Nice, les messages de solidarité affluent de partout


Une attaque au couteau dans l'église Notre-Dame de Nice a fait trois morts, ce jeudi 29 octobre. De nombreux dirigeants du monde entier ont fait part de leur solidarité avec la France.
Après l'attentat au couteau à Nice qui a fait trois morts et plusieurs blessés, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur solidarité avec la France et ont appelé à l'union pour défendre les valeurs communes. « Il faut résister ensemble contre la violence et contre ceux qui tentent de répandre la haine », écrit le président du Parlement européen David Sassoli. « Toute l'Europe est avec vous », tweete celui du Conseil européen, Charles Michel.

Cette solidarité est réaffirmée notamment par la chancelière allemande Angela Merkel, le ministre des affaires étrangères lituanien Linas Linkevicius. Le peuple tchèque est lui aussi « avec le président Emmanuel Macron et tous les Français en deuil », selon son Premier ministre Andrej Babis.

Unité dans la lutte

L'unité dans le deuil, mais aussi dans la lutte. En Belgique, le ministre-président wallon appelle à combattre les idéologies obscurantistes. Alors que son Premier ministre affirme être d'autant plus déterminé à défendre les valeurs européennes.

« Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles, et le Royaume-Uni est aux côtés de la France pour lutter contre la terreur et l'intolérance », a pour sa part tweeté en français le Premier ministre britannique Boris Johnson qui se dit dans le même temps sous le choc suite à l’attaque.

Son homologue italien lui parle d'un front commun en défense des valeurs de paix et de liberté, tout comme le Premier ministre estonien. Ce dernier affirme aussi se tenir aux côtés de la France pour combattre le terrorisme et l’extrémisme.

Le président américain Donald Trump a dit sur Twitter être « de tout cœur avec les Français. L'Amérique est aux côtés de notre plus vieil allié dans ce combat ». « Ces attaques terroristes d'islamistes radicaux doivent prendre fin immédiatement », a-t-il ajouté. « Aucun pays, que ce soit la France ou un autre, ne peut plus les tolérer ! ».

Par la voix de son porte-parole, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné fermement cette « attaque odieuse », réaffirmant « la solidarité des Nations unies avec la population et le gouvernement de la France » dans cette épreuve. « Le terrorisme et la violence ne peuvent jamais être acceptés », a réagi le Vatican. « C'est un moment de douleur dans une période de confusion », a déclaré son porte-parole, précisant que le pape François « prie pour les victimes et leurs proches ».

Soutien du monde musulman

L'attaque de Nice intervient dans un climat tendu après l'assassinat de Samuel Paty. Ce professeur avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. La Turquie avait notamment été critiquée pour ne pas avoir condamné assez rapidement cet assassinat. Aujourd'hui elle a rapidement communiqué en condamnant un attentat « sauvage » et fait part de sa solidarité avec le peuple français...

Le Pakistan, qui avait parlé en début de semaine d'une campagne islamophobe systématique en France, adresse sa compassion aux familles des victimes. De tels agissements sont injustifiables, insiste la diplomatie pakistanaise. L'Arabie saoudite transmet elle ausis ses condoléances. « Un acte extrémiste que nous rejetons catégoriquement et qui n'a rien à voir avec la religion », écrit le ministère saoudien des Affaires étangères. L'Indonésie dénonce également cet attentat et transmet ses pensées aux proches des disparus.

Une note discordante : des messages dérangeants publiés sur Twitter par l'ancien Premier ministre malaisien Mahathir Mohammad, âgé de 95 ans. Il y écrit qu'au regard du passé colonial de la France, les musulmans sont « en droit de tuer des millions de Français ». C'est en réalité une lecture personnelle de l'assassinat de Samuel Paty qu'il a rendue publique aujourd'hui, au moment où le drame de Nice venait d'avoir lieu. Le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Cédric O a demandé à Twitter la suspension immédiate de son compte et le retrait de ces publications.

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