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Vaccin contre le Covid-19: la défiance de la population menace la lutte contre la pandémie

Vaccin contre le Covid-19: la défiance de la population menace la lutte contre la pandémie


Deux laboratoires américains ont l'intention de demander une autorisation de mise sur le marché de leur vaccin contre le Covid-19 d'ici la fin novembre aux États-Unis. Un vaccin qui pourrait changer la donne face à l'épidémie alors que plus de 40 millions de personnes dans le monde sont contaminées et que l'Europe connaît une deuxième vague. Mais voilà, une partie non négligeable de la population est réticente à se faire vacciner. C'est ce que révèle une étude publiée mardi 20 octobre dans la revue Nature Medicine.

Le vaccin n'est pas encore disponible que déjà beaucoup s'en détournent. Selon les auteurs de cette étude menée dans 19 pays durement touchés par le Covid-19, quelque 72 % de la population serait prête à se faire vacciner. Cela semble beaucoup, mais c'est loin d'être suffisant pour garantir une couverture vaccinale efficace.


D'autant plus que ces chiffres varient d'une région à une autre. Si 9 Chinois sur 10 sont prêts à prendre un vaccin prouvé, sûr et efficace, ils ne sont que 55 % de Russes.


« Retrouver la confiance »


« Nous sommes inquiets car certaines régions ont un niveau d'acceptabilité très bas, explique Jeffrey Lazarus, de l'Institut de santé mondiale de Barcelone, qui a mené cette étude. Il faut donc comprendre ces réticences à se faire vacciner et y répondre. Sinon, il y a un risque de retarder la reprise en main de la situation.

Les autorités doivent faire plus que simplement déclarer un vaccin sûr et efficace. Il faut mener une vraie politique pour retrouver la confiance en répondant aux inquiétudes des communautés, en répondant à ce niveau de défiance historique envers les vaccins. Il faut tenir compte des croyances religieuses et culturelles. »


Autre motif d'inquiétude, selon Jeffrey Lazarus : cette étude a été réalisée durant l'été. Depuis, la question du vaccin est devenue un enjeu politique. La défiance pourrait donc concerner encore plus de monde.


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